« Une goutte de soulagement dans un océan de détresse »

Myriam Bouthillette
Myriam Bouthillette

Dernièrement, j’ai suivi une formation avec Dre Pascale Brillon 💙 sur le trauma vicariant et la fatigue de compassion. Une journée remplie de connaissances et forte en ressourcement, qui m’a fait grand bien à mon cœur d’intervenante dévouée.

J’ai pensé vous en parler, parce que je suis certaine que je ne suis pas la seule à s’être sentie débordée, fatiguée mentalement et qui a remis son travail en question dans les derniers mois...

La fameuse pandémie, tout le monde l’a ressentie et la ressent encore. Pour les professionnels de la santé mentale, au-delà des statistiques morbides et des débats médiatiques, nous avons affronté la détresse humaine de plein fouet.

Isolement, perte d’emploi, difficultés à gérer les enfants, fermeture des écoles, télétravail, conflits conjugaux, stress, anxiété, impuissance, dépression, opposition et j’en passe.

Comme le dit si bien Pascale Brillon, l’intervenant devient « une goutte de soulagement dans un océan de détresse ». Ces paroles résonnent toujours en moi, même après plusieurs semaines.

Le choix de mots est puissant, il résonne autant parce qu’on parle rarement des effets du travail si utile des professionnels de la santé mentale sur leur propre santé mentale... Par manque de connaissance souvent, on attribue les arrêts de travail au « burnout » ou au trouble d’adaptation, mais la fatigue de compassion et le trauma vicariant devraient être des pistes à explorer chez les intervenants.

La fatigue de compassion (usure de compassion) est un épuisement professionnel unique aux professionnels de la relation d’aide qui se traduit par :

  • un don de soi épuisé ;
  • l’impuissance ;
  • un sentiment d’incompétence répété ;
  • l’hypersensibilité (une difficulté à gérer ses frontières) ;
  • l’émoussement ;
  • un sentiment de vide empathique ;
  • l’évitement ;
  • une remise en question.

Le trouble vicariant est plus sévère et a beaucoup de points communs avec l’état de stress post-traumatique. Si tu penses que c’est ton cas, consulte ton médecin. 💛

Cette pression et ce besoin d’être présent à l’autre, de l’aider et de prendre soin a un effet pervers si tu ne prends pas soin de toi. Même si c’est le chaos dans la société, tu dois rester « grounder », apprendre à te connaître et à reconnaître tes limites et surtout à améliorer ton processus émotionnel. Dans un prochain blogue, je te parlerai des auto-soins. 💞

J’ai espoir que ce texte résonne en toi et te permettra d’aller chercher les ressources qui pourront t’aider, parce que c’est un travail incroyable que nous faisons, mais pas à n’importe quel prix !

Myriam Bouthillette

Sexologist, B.A., Social worker, M.A.

Focus on the essentials:
your customers

Give Psylio a try