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Adapter sa pratique aux besoins de la clientèle LGBTQI+ en prenant conscience de leur réalité

Noémie Yacola
Noémie Yacola

Être un.e intervenant.e psychosocial.e implique de prioriser le bien-être de nos client.es. Lorsque ces dernier.ères. ont des réalités et des besoins spécifiques comme dans le cas des personnes LGBTQI+, il convient de les reconnaître et d’adapter nos interventions afin de s’assurer d’offrir des soins et des services de qualité et, surtout respectueux.

Dans l’article «Entamer une pratique inclusive en tant qu’intervenant.e allié.e de la communauté LGBTQI+», une introduction est faite pour s’initier à une pratique plus inclusive par quelques petits gestes à poser au quotidien. Maintenant, nous allons aborder de manière succincte le concept de « stress minoritaire ». Puis, nous discuterons des compétences culturelles afin de les mettre en relation avec les personnes de la communauté LGBTQI+. Tout cela dans le but de mieux comprendre cette clientèle afin de s’y adapter en tant qu’intervenant.e.

Qu’est-ce que le stress minoritaire?

Tout d’abord, il est primordial de comprendre la réalité des personnes LGBTQI+ pour pouvoir adapter nos interventions. Et cette compréhension passe, notamment, par le modèle de stress minoritaire (minority stress model) décrit par Meyer (2013). Selon l’auteur de ce concept, les personnes LGBTQI+ vivraient du stress supplémentaire que le groupe dominant de la société ne vivrait pas ou peu. Ce serait, entre autres, à travers les préjugés, la discrimination et la stigmatisation que prendrait forme ce stress. En plus de ces stresseurs, Meyer (2013) décrit une autre catégorie de stress que vivent ces personnes qui comprend, par exemple, le fait de dissimuler leur orientation sexuelle ou leur identité par peur de vivre des préjudices, d’être prudent.e durant leurs interactions interpersonnelles par peur du rejet et le fait de vivre avec l’homophobie internalisée. Bref, le stress minoritaire est un concept clé à connaître pour mieux comprendre la réalité des personnes LGBTQI+ et nous vous proposons, en tant qu’intervenant.e qui travaille auprès de cette clientèle, de vous en informer. Si vous le désirez, vous pouvez lire davantage sur le sujet en débutant, par exemple, par la lecture de l’article de Meyer (2013) proposé ci-dessus.

Par ailleurs, le fait de comprendre le modèle de stress minoritaire permet bel et bien de saisir une partie des causes derrière la plus haute prévalence de problèmes de santé mentale et d’utilisation de substances des personnes LGBTQI+ (Meyer, 2013), mais permet aussi de souligner certaines différences par rapport au groupe dominant de la société. Cela permet d’amener votre attention sur le fait qu’il est possible de faire une comparaison pertinente à l’aide de la théorie des compétences culturelles.

Développer ses compétences culturelles pour s’adapter à la clientèle LGBTQI+

Effectivement, dans une certaine mesure, nous croyons qu’il est possible de voir la communauté LGBTQI+ comme ayant une culture différente étant donné leur réalité, leurs problématiques, leur vocabulaire, etc., propres à eux. Et grâce à cette comparaison, nous pouvons nous pencher sur les compétences culturelles. En fait, ces compétences ont pour but de favoriser la communication et d’offrir des soins adaptés à une clientèle avec des besoins particuliers. Alors, nous croyons que le développement de ces compétences pourrait aller dans le sens de l’objectif principal de l’article : offrir des soins de qualité aux personnes LGBTQI+ que nous accompagnons. En se basant sur le Consortium national de formation en santé (CNFS, 2017), nous vous décrirons les trois compétences à développer qui sont, selon nous, les plus pertinentes dans le cas ci-présent.

1

Prise de conscience

Il s’agit d’être sensible à leur réalité (grâce à la compréhension du modèle de stress minoritaire, par exemple), d’éviter toutes formes de préjudices dans l’offre de soins et de porter attention à ses propres croyances et attitudes en tant qu’intervenant.e, notamment, en vous demandant ce que vous penser de la communauté LGBTQI+, si vous avez des préjugés, etc. La première étape dans le changement de nos croyances est d’en prendre conscience après tout!

2

Habiletés culturelles

Il est question d’effectuer toutes les tâches de votre profession (cueillette d’informations, évaluation, intervention, etc.) en vous assurant de respecter les besoins particuliers de la clientèle.

3

Connaissances culturelles

C’est-à-dire de s’engager à comprendre les différences avec le groupe dominant et de considérer l’impact de celles-ci sur les disparités dans les soins offerts.

En résumé, la compréhension de la réalité des personnes LGBTQI+ que vous accompagnez en passant par le modèle du stress minoritaire et le développement des compétences culturelles se voulait une porte d’entrée vers une pratique plus adaptée à cette clientèle. Nous tenons tout de même à vous faire part qu’il est normal dans tout ce processus que le chemin soit peut-être long et parsemé d’embûches, mais qu’il est absolument nécessaire. En effet, nous croyons que cela peut certainement créer un climat d’ouverture et de respect, promouvoir l’égalité et favoriser l’alliance thérapeutique avec la clientèle LGBTQI+. Soyez tout de même indulgent.e envers vous, car chaque erreur est une occasion d’apprendre.

Noémie Yacola

Candidate au doctorat en psychologie clinique - secteur clinique

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